La randonnée du Preikestolen au coucher du soleil

La randonnée du Preikestolen au coucher du soleil

Comme je vous l’ai expliqué dans l’article précédent, nous avons chamboulé notre programme lorsque nous avons découvert que la journée du lendemain serait majoritairement pluvieuse : il était hors de question que nous loupions la randonnée du Preikestolen. Alors, dans l’après-midi, nous avons pris le ferry de Stavanger à Tau et nous sommes dépêchés pour arriver jusqu’au départ de la randonnée. On éteint le moteur, on enfile les chaussures de marche et c’est parti !

Une ascension magique sous une lumière dorée

Nous montons, montons et montons encore. Nous traversons d’abord de la forêt, puis nous découvrons progressivement un paysage plus montagneux, plus rocailleux, voire des espaces quasi-désertiques. Ici et là, nous bénéficions d’un point de vue superbe sur le fjord ou les collines que nous surplombons. Nous profitons de ces vues, mais gardons en tête que le soleil se couchera dans moins de 3h et que notre temps est compté. De plus, ma cheville blessée nous ralentit et j’ai souvent besoin de l’aide de JB pour m’aider à grimper sur les rochers et naviguer entre les racines.

Au fur et à mesure de notre ascension, la lumière s’est faite plus douce et plus dorée. La perspective d’une vue splendide en pleine golden hour me permet de tenir le coup malgré la douleur, et ENFIN nous arrivons au sommet.

Une fois au sommet, l’émerveillement

Nous découvrons un paysage unique et une lumière tout aussi unique. Le Lysefjord qui s’étend sous nos pied, l’imposant Preikestolen, la forêt qui s’étend à perte de vue. Nous avons la chance d’être presque seuls, hormis un autre couple et 3 voyageurs qui s’apprêtent à passer la nuit ici et préparent leur tente. Nous profitons en toute sérénité du paysage qui s’offre à nous avant de nous rapprocher du Preikestolen.

Là, le vent nous surprend : alors que nous avançons vers le rebord, presque pliés en deux pour réduire notre prise au vent, les lunettes de soleil de JB s’envolent et atterrissent quelques mètres plus loin. Ce vent incroyable et son vertige ne l’aident pas à profiter du paysage, il profite de la vue assis sur le Preikestolen. Quand à moi, je ne résiste pas à m’approcher un peu plus près du bord pour bénéficier de cette vue spectaculaire, mes cheveux fouettant mon visage et mes mains se glaçant progressivement au contact du vent.

Un coucher de soleil mémorable

Après toutes ces émotions (surtout pour JB, qui a probablement frôlé l’infarctus 4-5 fois lorsque je m’approchais du bord), nous nous asseyons sur les rochers à la gauche du Preikestolen pour une petite pause bien méritée. Là, nous nous voyons progressivement la lumière baisser et le ciel s’assombrir, donnant un côté presque mystique à la forêt qui s’étend sous nos pieds.

Nous savons qu’il nous faudra bientôt redescendre, sous peine de devoir rentrer en pleine nuit, mais nous grappillons quelques minutes de sérénité et de beauté avant d’attaquer la descente. Celle-ci s’avère plus compliquée que la montée : ma cheville est fatiguée, mon équilibre limité, chaque pas me fait mal. Je suis soulagée lorsqu’après un peu plus d’une heure de descente nous atteignons notre van.

Nous n’allons pas bien loin, vu l’heure : nous descendons simplement au camping du Preikestolen. La réception est fermée, mais une affiche nous invite à nous installer et à réaliser notre check-in une fois le matin venu. Nous profitons avec plaisir d’une douche bien chaude et d’électricité pour recharger les appareils photos. Nous passons ensuite le reste de la soirée à bouquiner, mais les lumières sont vite éteintes : nous sommes épuisés !

Je vous en dis plus très bientôt sur la suite de notre voyage,

A bientôt,

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